Mon coeur de battre...

J’écris ce texte sur le fil
De mon émotion suspendu
Le regard au loin perdu
Dans un vide intersidéral
C’est affreux
J’étouffe !
De maladie sentimentale
Je souffre
Des affres de la fin d’un bel amour
Qui m’éconduit
A la frontière de la démence
Qui me conduit
Au bord du gouffre de ma souffrance

De ma vie, pour toujours tu es sortie
Tu m’as quitté
Et, depuis
Mon cœur… de battre s’est arrêté…

Le spleen me gagne car je sais que j’ai perdu
Le fil
De notre histoire
J’ai du mal à le croire
Malheureusement c’est ainsi
On se sépare
Et la douleur me transperce de part en part
De fusion toujours tu rêvais, et moi aussi
Alors pourquoi ai-je répondu
Au chant d’une autre sirène ?
Point d’interrogation
Cette question chaque jour chaque nuit
Me hante
Y mettre un point final
Ainsi qu’à ce sentiment de vide total
Me tente

De ma vie, pour toujours tu es sortie
Tu m’a quitté
Et, depuis
Mon cœur…de battre s’est arrêté 

Tapies dans ma pleine ombre
Suicide et folie me guettent
Sur moi foudroyante s’abat la pénombre
Car une reine qui était le plein soleil de ma planète
  Alors qu’elle m’aime encore, dit-elle, me quitte
Me rendant au centuple
Toute la peine que je lui ai autrefois infligée
Ma douleur décuple
L’espoir m’abandonne, chérie sommes-nous quittes ?
Ton image s’éloigne je voudrais la retenir mais je reste figé

Mon cœur, de battre s’est arrêté…

Darling tu réchauffais mon âme meurtrie
Embrasais mon corps à la folie
Darling je suis raide dingue de toi
Je me sens raide dead sans toi
J’ai détruit notre bonheur, je me meurs et j’en pleure
Des larmes de sang et de l’encre noire
Comme la couleur de cette nuit de désespoir
Darling chérie tu me manques
Tu…me…manques 
« Mais ce qui est fait est fait
Et ce qui est défait est défait »
M’avait-t-elle dit en étouffant un sanglot
Que voulez-vous ? Comme moi elle savait fixer le sens des mots
Flashback…
Flashback…images d’un autre temps
Se souvenir des jolies choses
Je me souviens de tout
Je me souviens de nous
Premier rendez-vous
La robe et le parfum que tu portais
Et l’air ridicule que j’avais
Avec à la main ce bouquet de roses
Se souvenir des jolies choses
De ma vie grâce à toi moins morose
Se souvenir des jolies choses
J’étais subjugué par ton charme et la fluidité de ta prose
Se souvenir des jolies choses
Tu aimais mon engagement poétique et épousais toutes mes causes
Se souvenir des jolies choses
Des textes écrits ensemble et déclamés à deux voix
Se souvenir des jolies choses
Et puis …marquer une pause

Car il est loin le temps jadis
De nos ébats de nos débats de nos combats communs
Cette autre époque où nous ne formions qu’un
Seul et même cœur à cœur
Corps à corps enivrés par un tourbillon de plaisir infini
Il est loin ce temps là pourtant
Je me souviens comme si c’était hier
De chaque détail chaque minute chaque seconde
Du souffle de vie de notre histoire d’amour
Placé sous le signe du passé
Dépassé par un futur plus qu’imparfait sans toi
Je bois je broie/du Noir
Me noie
Et dérive au large des côtes de ma rivière de pensée
S.O.S UN HOMME NOIR A LA MER
Mon cœur…de battre s’est arrêté quand tu m’as quitté
Je meurs
Malade du sida
Dans une chambre aseptisée
De ma bêtise d’avoir tiré trop de coups sans capotes
Je suis cru ? M’en fous I’m a dead man walking
Je ne suis plus là pour qu’on me le reproche
La dame en noir me fauche
J’ai attrapé la mort par le bout de la queue
Je l’ai transmise à une femme que j’aimais d’amour fou
Une femme qui me rendait heureux
Mes souvenirs sont flous
Je ne sais plus pourquoi je la trompais
Mais je l’ai trompée
Peut-être parce que je n’étais qu’un homme, mais…
N’étais qu’un homme ? NON
J’étais un homme marié. Son homme sensé la protéger
Et j’aurais dû commencer par me protéger moi
Ou ne jamais finir par la tromper, au choix
Elle était vraiment la femme de ma vie
J’y pense sans cesse je me maudis d’avoir été l’homme de sa mort
Je meurs du sida
Et je demande pardon à mes enfants
Car j’ai tué leur Maman
Et trahi sa foi
Elle nous a quitté par un magnifique après-midi d’été
Et depuis
Mon cœur…de battre s’est arrêté
  
Entre les lignes de ce poème l’amour qui me lie à vie à toutes les femmes qui ont osé m’aimer et m’ont permis de survivre aux épreuves, à ma tragédie personnelle : l’absence d’une mère merveilleuse femme de lettres qui me transmit l’amour des mots..